06 Feb

Fonctionnement des Ateliers de frappe

Publié par Dardanvs (Guillaume.T)

 

 

les marques d'émission au IVe siècle .

 

 

Il a semblé naturel de considérer au départ que la périodicité des marques d’émissions de la dynastie Valentinienne était quadrimestrielle, calquée à la fois sur le paiement du stipendium (salaire des soldats, versé depuis l’époque augustéenne tous les 3 mois) et la levée de l’annone  payable par tiers depuis mai 366 ( tripertita conlatio ) et qui par le biais de l'aederatio *,  pouvait se transformer en paiement numéraire pour tout ou partie.
Certains « contribuables » préférant régler leur dû en une fois plutôt qu’en trois versements, cela correspondait à une brusque rentrée annuelle de numéraire vite refondu pour être remis en circulation, les deux autres séries ne servant qu’à compléter la première. Le premier quadrimestre de l’annone se situait après les récoltes, en septembre, l’année monétaire commençait en janvier, décalage qui permettait d’éventuelles refrappes.

(*Sous Valentininen, la pratique de l’aederatio s’étant développée, des barêmes officiels furent établis et modifiés chaque année selon la situation du marché et les intérêts de l’Etat.)


Mais si les Romains aiment l’ordre et sont finalement très conservateurs dans l’âme, ils sont encore plus pragmatiques, et sur ce schéma simple (et vérifié sur de courtes périodes de relative stabilité économique) il apparait que cette régularité dans les émissions fut loin d’être la règle.

C’est ce que tend à démontrer le travail de Callu que je vous résume ici.
(Callu Jean-Pierre. Aspects du quadrimestre monétaire. In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Antiquité T. 98, N°1. 1986. pp. 165-216.)

Pour préciser les termes, il utilise le plus souvent le mot « différent » (qu’il préfère  à « marque d’émission ») pour décrire tout sigle combinant de façon plus ou moins complète l’indication de l’atelier, de l’officine et de l’émission. Autant de «différents », autant d’ensembles monétaires distincts.

Certains ateliers comme Siscia ont connu une frappe permanente comme en témoignent leurs types et la série des officines, d’autres (Thessalonique, couplée à Siscia) complètent de façon discontinue certaines séries.
Ces marques n’intéressent pas les ateliers de l’Est qui cessent de frapper le bronze dès l’accession de Gratien à la co-régence. (Exception temporaire pour Constantinople) Cet arrêt dans les émissions  à l’est a déjà été comme nous le verrons au moment de la triarchie des fils de Constantin   un moyen adopté dans tout l’empire d’ « éponger » le surplus des émissions précédentes.

Il est naturel de penser que l’adoption de ces multiples signes concernant les deux ateliers balkaniques tire son origine de l’important besoin de numéraire exigé le long du limes danubien proche. Arles et Trèves le font de façon très erratique, Aquilée ne le fait que jusqu’en 367, Lyon est la seule à le pratiquer régulièrement . Il n’y a donc aucune uniformisation de ce système pour les autres ateliers occidentaux.

L’examen a donc porté donc essentiellement pour la période valentinienne sur les 2 ateliers de Siscia et de Thessalonique.

L’étude de 4 trésors monétaires  permet d’étudier pour Siscia dans un premier temps les disparités de grandeur pour différents quadrimestres d’une même année.

Il apparait vite qu’un nouveau sigle n’apparait pas dès qu’une certaine masse monétaire est atteinte et que la  multiplication  de ces sigles n’implique pas l’augmentation du numéraire mis en circulation.
A l’évidence certaines années n’ont besoin que d’un seul sigle, d’autres voient la multiplication de leurs différents, c’est-à-dire un découpage plus fin que le schéma de base d’une séquence quadrimestrielle. A quoi correspond cette multiplication des sigles si elle ne cherche pas à quantifier le volume de frappe ?

Pour répondre à cette question, l’auteur part du principe que cette logique de découpage n’est pas apparue brutalement à la période Valentinienne mais qu’elle est déjà opérante pendant la tétrarchie et son analyse porte sur l’étude des différents répartis sur 5 périodes historiquement et économiquement individualisables entre 294 et 364:

294 – 307
De part et d’autre de l’abdication de Diocletien (305 ) , pour les rares années où les symboles permettent de distinguer les différents quadrimestres, il s’agit d’évènements ponctuels (à Carthage en 297-298 expédition contre les Quinquegentiani d’Afrique du Nord, triomphe de Maximien, à Rome en 299 refonte des ateliers avec diminution des officines et abandon de l’alphabet grec.
Même contexte « évènementiel » signalant les successions, les réductions de poids, les séries honorifiques et les réformes dans l’attribution des sigles pour 305-307 :

- Abdication des 2 augustes, mort de Constance Chlore, (à Carthage, la suprématie d’Herculienne devient Jovienne avec Galère avant le retournement du coup de force de Maxence) réplique de la 3e tétrarchie face à Maxence (à Ticinum en 306, 4 émissions successives)

-A Rome, Carthage et Lyon, remplacement du sigle lors de la diminution du follis au 1/48e de la livre.
-Adjonction de la marque SF pour les 2 empereurs à la retraite (Seniores Augusti)

308-324 : Entre 308 et 310, Licinius est Auguste en Occident, Constantin en est le César officiel et Auguste « usurpateur »,

Après 310, Constantin reconnu Auguste par Galère, toujours Primus Augustus.

Même parcimonie dans les sigles à l’exception de Ticinum en 314, où la multiplicité des différents sur une base quadrimestrielle trouve peut-être sa cause (comme pour Carthage en 299) dans le contexte militaire (il s’agit de remplir les caisses de l’armée ou tout au moins d’effectuer une comptabilité plus stricte avant l’affrontement avec Licinius.

Plus intrigante car non « évènementielle », la reprise d’une série quadrimestrielle ou plus resserrée encore entre 307 et 311 dans les ateliers d’Héraclée, Cyzique, Alexandrie et surtout Antioche pourrait être mise sur le compte du maintien dans ces régions controlées par Galère, Maximin Daia et Licinius, de l’Edit du Maximum de Diocletien, et le contrôle des prix ne peut se faire qu’en contrôlant étroitement le volume des émissions. (Officiellement en Egypte par exemple, le prix du blé est le même en 311 qu’en 301)

312-314
Après la mort de Galère, le marquage diversifié d’Alexandrie ( zône dévolue à Maximin Daia), calqué sur celui d’Antioche, pourrait s’expliquer par la refonte des monnaies tétrarchiques, l’enrichissement consécutif du follis *, exigeant un contrôle plus étroit des ateliers. La lettre N pourrait indiquer la teneur plus élevée en argent de ces folles à 25 deniers ( RIC VII 6)

(*: Le titre en argent est alors de 4,5% pour les monnaies de billon au 1/96e)

312 : Maxence battu par Constantin, Maximin Daia par Licinius.

314-324 Guerres liciniennes entrecoupées par une trêve entre Constantin et Licinius en 317-320.
Après 318, rechute du follis qui retrouve son palier de 312 dans tout l’Empire. (Titre en argent abaissé à 3,4%)


Situation très hétérogène dans la partie occidentale (Londres voit entre 315 et 317 une multiplicité de différents sur les derniers folles au Sol Invictus, à l’inverse d’Arles et de Lyon, et portant sur de petits volumes d’émission)

319-324 : canevas quadrimestriel respecté en 320 à Ticinum et Siscia (Victoriae laetae), à Trèves, Ticinum Siscia, Aquilée et Thessalonique ( les Virtus Exercitus de 321, les Beata Tranquillitas de Trèves et Londres de 322), mais largement dépassé à Arles ou Lyon où les commémoratives (l’accession différée au césarat de Constantin II puis Licinius II , les Sarmatia Devicta) rajoutent des émissions très ponctuelles (Record détenu par les Sarmatia Devicta, aux sigles quasi mensuels ! )

324-337 Réunification de l’Empire après la mort de Licinius.

Changement radical en 324, Constantin fait main basse sur les métaux nobles de Licinius et les trésors des temples(*).

(*) Il va désormais asseoir sa politique monétaire sur le primat de l’or, (les nouveaux impôts seront exigibles en métal précieux) et sur la stabilité du solidus (Son poids environ 4 ,55 g ne variera pas jusqu’aux Comnènes, XIe siècle)

Le décrochage du nummus face aux métaux nobles , dont la valeur nominale est sextuplée entre 324 et 337, entraîne une frappe accrue et une diminution pondérale en 330 ( poids 1/140e et titre à 1,4% d’argent), et en 335 (1/192e) .

Réaction inadéquate qui se fait sur des séries uniformes sans recours aux sigles qui auraient permis de mieux contrer un emballement inévitable(*). A partir de 330 seuls les ateliers orientaux et Rome rompent brièvement cette uniformité sur les Gloria Exercitus à 2 enseignes et les commémoratives Urbs Roma et Constantinopolis.

(*) : Même si l’évaluation reste hypothétique, on estime que le pouvoir d’achat du cuivre constantinien est environ 40 fois moindre que sous Diocletien.)

337-353
- Triarchie 337-340 Le nummus reste à 1,68g et ramené à 200 deniers (150 sous Constantin) mais le virage s’opère en abandonnant l’annualisation des émissions et en recourant aux différents rapprochés permettant indirectement de juguler l’inflation. Ceci est sensible à l’Ouest et plus spécifiquement dans les ateliers de Gaule.

A Trèves on en arrive même à une mensualisation des sigles à partir des lettres I, G, M des Gloria Exercitus (Imperator Gaudium Militum ?)

-341 Victoriae DD AVGG Q NN et Vota orientaux

337-340 : Série posthume de Constantin (aeterna pietas et le revers au quadrige à Trèves, Lyon et Arles, seul le second est frappé dans les ateliers d’Orient, et toujours à la date anniversaire du 22 mai)
Par recoupements successifs en partant du début de la série des Fel Temp Reparatio marquant le 11e centenaire de Rome en 348, et en se servant de dates butoir antérieures (10e anniversaire de la mort de Constantin, émission des VOT XXV (?) de Constance II, 15e anniversaire du césarat de Constant) Callu pour faire coïncider chronologiquement le début des nouvelles émissions entre ateliers doit faire intervenir ce fractionnement inégal allant du quadrimestre pour certains au découpage mensuel pour d’autres.
Il confirme ce faisant l’hypothèse de Kent d’une fermeture des ateliers entre janvier 341 et fin 345. Mesure drastique visant à inverser la tendance d’une inflation réelle et fiduciaire devenue incontrôlable. Malgré leurs différends il semble qu’il y avait donc bien une entente commune des fils de Constantin sur la politique monétaire à adopter.
La plupart des imitations au type Gloria Exercitus dateraient de cette interruption.

Après 345 et l’assèchement provoqué par cette fermeture de tous les ateliers pour le bronze, la reprise se fait en encadrant strictement les émissions (multiplication des sigles, le découpage étant le plus marqué à Rome et en général dans les ateliers de l’Ouest)

C’est la période des commémoratives (Iust Ven Mem, Iusta Vener Memor, VN/MR ) des VOTA (VOT XX MVLT XXX, VOT XV MVLT XX de Constans ) et des Victoriae (VICT DD NN AVGG, VICTORIA AVGVSTORVM, VICTORIA AVGG)

A l’ouest en 348 on repart pour les revers FEL TEM REPARATIO avec une moyenne bimensuelle dans l’individualisation des groupes frappés, voire mensuelle pour Trèves, Siscia et Lyon.
350-353 : Usurpation de Magnence en Gaule, dans les Balkans et en Italie. Il s’ensuit l’introduction par Constance de l’Ae2 lourd (5,4g soit 1/60e de livre) et du denariorum follis, Ae2 léger ( 4,5g soit 1/72e coté 12 500 deniers) dont on pense que le premier valait le double du second.

Dans les ateliers frappant pour Magnence, l’étude des sigles là aussi montre un découpage sur une base quadrimestrielle ou beaucoup plus fine comme à Arles par exemple, et portant parfois sur de très petites émissions en volume. Volonté là aussi d’un meilleur contrôle comptable (introduction de nouvelles lettres de marquage en témoigne) peut-être couplé à des difficultés d’approvisionnement ?

C’est tout le contraire dans les ateliers orientaux de Constance II pendant la période où prédomine la maiorina lourde (351-352) au 1/60e (lettre gamma à l’avers ou au revers) puis l’Ae2 léger (lettre delta, epsilon et S à l’avers ou au revers) jusqu’à fin 353 .

 

Les ateliers qui seront au centre de la zône de conflit (Siscia, Thessalonique qui frapperont les 9 derniers mois de 350 pour Vetranio, puis à Siscia brièvement pour Magnence ), Sirmium ouvert en 351 , Aquilée et Rome (reprises par Constance II) conservent une base identique de découpage et témoignent d’une production hyper contrôlée et régulière de la maiorina. (type FEL TEMP REPARATIO au cavalier et à la galère  et les 2 slogans de Vetranio conservés quelques mois : Hoc Signo Victor Eris et Concordia Militum ) (LXXII pour 1/72e pour Aquilée et Siscia)

Pour ces ateliers centraux, comme souvent noté, des structures quadrimestrielles (Thessalonique)  bimestrielles (Siscia Sirmium Aquilée)  ou mensuelles (Rome) sont maintenues , (emploi de lettres secrètes et numérotation calquée sur les ateliers de l’Est), le contrôle est toujours rigoureux.

353-363 :
Jusqu’en 358 passage du type Fel Temp Reparatio au 1/120e (lettre M= 1000e du solidus ? ) et Spes Reipublice au 1/144e  (1,96 g) .

Ce sont des années de crise économique en Gaule (*), les ateliers de l’ouest Trèves, Lyon et Arles ralentissent sensiblement leur rotation et les marques d’émission très pauvres rejoignent celles des ateliers orientaux à l’exception de Constantinople.
(*) en grande partie suite à la « trahison » de Constance II qui pour venir à bout de Magnence laissa les Alamans envahir une grande partie de la Gaule.

L’effort d’une gestion contrôlée se concentre sur les ateliers centraux, Aquilée d’avantage que Sirmium ou Siscia diversifie les sigles des Fel Temp Reparatio.
Entre 358 et 361, il n’y a plus que Siscia qui maintient un rythme soutenu sur les Spes Reipublice.

361-363 Julien II prend le contrepied de son prédécesseur qui après sa victoire sur Magnence a, comme l’avait fait Constantin, misé sur le solidus et laissé s’abaisser le follis au niveau de l’Ae4  des Spes Reipublice.

Dans des ateliers au nombre d’officines réduit en Orient et dans les Balkans, il réintroduit une monnaie lourde (entre 8,5 et 9 g) et de bon titre (l’Ae1 au taureau Apis), (avec le maintien d’un follis au 1/96e) et fait jouer deux variables d’ajustement susceptibles de défendre la monnaie : Diminution des officines (déflation) et localement multiplication des échéances de comptabilisation (jusqu’à la mensualisation pour Siscia)

364-375 Période valentinienne (on y revient enfin ! )

Valentinien pour fortifier le limes danubien fait appel au même procédé et réactive une nouvelle fois ce système de découpage temporel dans les ateliers proches (Siscia, Aquilée, Héraclée),  Lyon, atelier séculaire fera de même.

Le calendrier quadrimestriel est donc la base sur laquelle se fonde toutes les émissions au cours du IVe siècle. Il peut être temporairement ignoré, soit parce que l’appareil tourne bien, (Tétrarchies) soit parce qu’au contraire on laisse « flotter » le nummus et qu’on l’abandonne à son sort, privilégiant les monnaies de métaux nobles (327-337 et 353-362) et introduisant un découplage qui complique les échanges du quotidien, favorise l'inflation et pénalise les populations les plus pauvres.

Quand à l’inverse on tente de soutenir une monnaie affaiblie par des émissions trop fréquentes, des manipulations de poids et de titres, on cherche à mieux comptabiliser ce qui sort des ateliers en fractionnant l’année en quadrimestres, bimestres ou mois (voire moins sous Magnence) et ce découpage plus ou moins fin devient un moyen efficace de surveillance et de contrôle.

Ceci s’est réalisé 4 fois au IVe siècle :

- Accompagnant la réforme de démonétisation de 318 et faisant suite à la chute pondérale du follis de 307

- 337-339 en réaction à l’inflation galopante déclenchée par le laxisme des émissions de la période constantinienne

- 347-353, à la réouverture des ateliers, pour assurer un meilleur contrôle des flux.

- 361-375 : Après l'intermède de Julien II, Valentinien favorise lui aussi ce contrôle dans les ateliers centraux.

La multiplication des différents n’est donc pas un reflet d’une accélération du flux monétaire (la variation du nombre d’officines serait ici l’indicateur le moins mauvais). C’est un système souple qui permet à l’Etat de réagir à échéances plus ou moins rapprochées (de l’année au mois) suivant les besoins, l'urgence et les approvisionnements, de corriger des dérives antérieures, de juguler l'inflation et de tenir une comptabilité étroite de la production des différents ateliers.
 
 
Synthèse réalisée par mon amie Myriam.


Pour l'article complet:
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-5102_1986_num_98_1_1497
 

on en parle ici :

http://www.nummus-bibleii.com/t5175-les-marques-d-emission-au-ive-siecle#63639

 

L'atelier monétaire romain comporte une ou plusieurs officines, sorte de postes de production. Ces officines avaient des marques d'émission (voir plus bas) qui

pouvaient être dans le champ des monnaies pour les grosses officines et pouvaient changer tous les trois mois environ.



Prenons l’atelier de ROME pour le revers GLORIA-ROMANORVM parfait pour avoir une vision globale du système monétaire de la période de Valentinien Ier.

De 364 à 367 a l’exergue nous retrouvons :

SMR P – RIC.15a signe i (R)                                                                  

(Ex. dans cet exergue on peux lire : S(acra) M(oneta) R(oma) P(rima)

SMR
T – RIC.15a signe iii (R) :S(acra) M(oneta) R(oma) T(ertia) etc....

SMR
Q - RIC.15a signe iv (R)
 

 

RP - RIC.15a signe v (R)

RB - RIC.15a signe vi (R)

R
T - RIC.15a signe vii (R)

R
Q - RIC.15a signe viii (R)

 



De 364 à 375 :


R●PRIMA – RIC.15a / 23a signe ix b (C)

R●SECVNDA
– RIC.15a / 23a signe x b (C)

R●TERTIA
– RIC.15a / 23a signe xi b (C)

R●QVARTA
– RIC.15a / 23a signe xii b (C)


De 367 à 375 :



SM feuille R P – RIC.23a signe xiii (C)

SM feuille R
B – RIC.23a signe xiv(C)

SM feuille R
Q – RIC.23a signe xvi (C)


Donc pour la
première officine 4 marques d’émission , pour la seconde 3 marques d'émission , pour la troisième 3 marques d'émission et pour finir , la quatrième avec 4 marques d'émission

Pour d'autres ateliers comme Siscia ou Alexandrie par exemple , ils utilisent des lettres de l'alphabet grec pour les marque d'émission . Beaucoup plus complexe car le nombre d'officines et marques d'émission est impressionnant . Pour Alexandrie c'est plus simple

Atelier avec 4 officines : ALE
A - ALEB - ALE - ALE

(
Alpha - Beta - Gamma - Delta)

 

J'espere que c'est un peu plus clair pour vous à présent ;-)

Un Ae3 sur un Ae1

Un Ae3 sur un Ae1

Une vue en "réel"

Une vue en "réel"

Fonctionnement des Ateliers de frappe
Commenter cet article

Myriam 24/06/2013 12:02

Je pense que pour les marques d'émission de cette période, le rythme quadri annuel est une estimation très approximative et qu'il y a moyen d'affiner.
Je recherche l'article de Callu qui parle de ça et on en cause...

Dardanvs (Guillaume.T) 24/06/2013 15:23

Avec plaisirs ma chère ;-)

À propos

Collection et recherche numismatique privée de 364 à 375 ap.J.C.